viens de paraître

exposition été 2017

atelier relais

nouveauté

La robe et le nuage

Les applications des rayons X et de la radioactivité, qui se déploient aujourd’hui dans les champs de la recherche, de la médecine, de l’industrie nucléaire et de l’armement....

 

mylène peyreton, plasticienne

 

Mylène Peyreton découvre la terre en 1968 et se passionne pour cette matière mais il lui faudra attendre, après avoir réalisé, durant plusieurs années des sculptures d’argile patinées sur crue, et explorer les cuissons primitives, 1989 pour installer son atelier.

Alors, elle s’y enferme dix à douze heures par jour et sa boulimie de la terre, va pendant cinq ans lui faire explorer les techniques et réaliser tous types d’objets, passant d’objet utile, voir usuel à la sculpture, et de la sculpture à l’objet.

La réalisation d’objets usuels ou de sculptures découle d’une même démarche car « Penser un bol a autant d’importance pour moi que penser une sculpture »

Chaque jour elle regarde son travail et s’y perd, trop de choses, trop de travaux différents, elle sent qu’il faut qu’elle structure et organise, c’est une émission sur France inter traitant sur la condition de la femme au Pakistan qui lui suggéra son premier travail construit, les « Donies », 60 silhouettes de femmes toutes avec leur propre identité.

Elle est prête pour sa première exposition. Puis durant cinq ans, elle va travailler sur le thème de la silhouette.  mais ne s’empêchera pas d’explorer d’autres domaines. Elle réalisera des objets en raku qui allient utilité et esthétique. Puis petit à petit ces objets muent, mutent pour accéder au statut de choses, de formes inutiles qui deviennent cellules, éléments d’un organisme plus complexe construit par accumulation. « Je réalise ou m’approprie une forme et je la multiplie. L’idée de répétition n’est pas une contrainte mais devient le moteur de ma création. »."

" Forme déterminée, en terre battue, estampée, modelée, cuite, engobée enfumée ou brute, dont sa multiplication et son installation permet au regard de construire un espace par une accumulation réelle ou imaginaire. A la fois semblable et différent, unité ou multiple, l’objet se fond à travers les éléments qui l’entourent, ou se détache, apportant une notion de dialogue et d’interactivité entre l’acte artistique et son site." (Valérie Hans Octobre 2001) Le processus sériel utilisé suivant une disposition scénographique dépasse la réalisation artisanale, les accumulations, les installations spatiales éveillent l’émotion artistique. Petit à petit, elle ressert ses sujets et travaillera principalement sur le thème du carré.

 

 « Carré de ciel », terre enfumée et plexi, les « Variation », panneaux muraux en raku ou en textile ou papier, les « Carré + », éléments en terre brute enfumée…

 

Le carré, plié dans sa diagonale, se transforme alors en un volume plastique, multiplié. Ces plis déterminent des dimensions jouant sur l’égalité ou la différence, permettant la construction d’un espace à géométrie poétique. Les éléments restent compacts et statiques, ils n’insistent pas sur le mouvement mais sur une structuration de l’espace, la mesure des proportions, l’ordre des relations.Se dégage alors la série des « Envol “Entre terre et ciel” » ; le premier sera en terre enfumée, les suivants en acier brut ou en tôle émaillée.

« L’exploration de nouvelles dimensions, m’oblige à changer de matière. En effet, la terre, non pas délaissée, a ses limites, ses contraintes, ses faiblesses qui ne s’adaptent plus aux nouvelles formes et dimensions. »

 

Puis retour au travail dans la masse, d’où émerge toute une série de travaux autour du cube.

Puis sa soif d'expérimentation l'amène à explorer d'autre forme d'expression, peinture, encre, textile...